
Je me prénomme Thierry. Je suis né en 1962... Oui la même année que cette Corvair, Je ne suis ni mécanicien, ni carrossier, ni peintre, mon métier depuis vingt ans c'est coursier a moto dans Paris.
Mais je suis un bricoleur passionné de vielles voitures, j'ai un CAP de Métallier ce qui m'a permis d'apprendre à souder et j'ai passer une bonne partie de ma jeunesse dans le garage ou mon père,
qui était transporteur, réparait ses camions c'est là que j'ai appris quelques notions de mécanique.
Cependant, comme beaucoup de personnes, je suis passionné par les voitures et en particulier les américaines. La voiture qui m'à beaucoup marqué dans mon enfance est la Ford Mustang,
la Mustang mythique du film Bullit, avec Steve Mc Queen.

Malheureusement, je ne suis pas le seul à être amoureux d'elle, ce qui la rend très chère sur le marché, tout comme les autres Mustang. J'ai ainsi abandonné l'idée d'en être l'heureux possesseur, à moins de gagner au loto. L'idée de restaurer des voitures m'est venue lorsque mon beau-frère a fait l'acquisition d'une simca 5. Possédant un grand garage, c'est dedans que nous avons bricolé la bestiole. Elle était en bon état, les travaux a effectuer étaient minimes. Cela m'a fait entrer dans le monde des voitures anciennes, et c'est ainsi que je m'y suis intéressé.
C'est en lisant des magazines consacrés aux voitures anciennes, et notamment les petites annonces, que tout a débuté. En effet, c'est le prix promis par une annonce dans le magazine auto-retro qui a attiré mon attention :A vendre Chevrolet Corvair 1200 Euros

C'était la première fois que j'entendai parler de ce modèle. L'esthétique de la voiture me correspondait bien. J'ai donc passé un coup de téléphone, mais elle était déjà vendue. En tout cas, cela avait piqué ma curiosité . Je suis ensuite parti en quête d'informations sur ce modèle de voiture, en surfant sur internet. J'ai lu l'histoire de la Chevrolet Corvair, histoire qui ne manque pas d'intérêt. Il s'agit de la première Chevrolet à coque autoportée, et c'est également la première voiture à posséder un turbo de série. Pour terminer cette série de qualité pionnières, ce fut la première voiture a subir les aphres de la presse suite à la publication d'un livre sur la sécurité des voitures de l'époque. Le livre fut publié par un certain Ralph Nader.
Toujours en surfant sur internet, j'ai appris qu'il existait un club de Corvair tout près de chez moi.
C'est en surveillant les annonces d'Ebay que j'ai dénichée une offre particulièrement intéressante. Un particulier vendait un lot de deux Chevrolet Corvair dans la région :
un coupé et une berline pour pièces. Il a suffi d'un coup de téléphone pour fixer un rendez-vous au dimanche suivant.
Arrivé au point de rendez-vous, j'étais vraiment impatient de voir en réel cette voiture. Mon impression en la voyant la première fois fut mitigé. De loin, aucun doute : la voiture avait de la gueule.
mais de prés, ce n'étais pas la même chose, elle ressemblait d'avantage à une épave qu' à autre chose.
La carrosserie était pleine de bosses, la portière droite était pourrie, le bas de caisse enfoncé. L'intérieur était complètement vide : pas de sièges, rien ! Ah si,
il y avait juste un chiffon posé sous le volant qui était là pour masquer un trou dans le dit plancher...


En discutant avec le vendeur, j'ai appris qu'il avait démonté l'intérieur, les chromes ainsi que pas mal de bricoles. Il comptait en fait la restaurer, mais il avait abandonné le projet pour se
consacrer à une autre restauration.
Toutes les pièces qu'il avait démontées étaient soigneusement rangées, les sièges étaient à l'abri enveloppés dans des draps.
Deux heures de discussion et l'affaire est conclue. J'ai accepté de prendre le coupé Monza noir complet, le moteur de la berline avec le train arrière, les chromes et quelques pièces qui pouvaient servir.
J'était donc le nouveau proprétaire d'une Chevrolet Corvair.